Le Miroir

De la boue jusqu’au ventre, des hommes creusent, vivent et meurent dans des tranchées. Au son du sifflet, ils s’extirpent, hurlants, de ces abris précaires et montent à l’assaut. Bruit de mitrailleuses, corps stoppés net par la mitraille et les éclats de shrapnell, cris de douleur. A perte de vue des corps blessés ou sans vie s’entremêlent dans la même fange…
La réalité des tranchées a recouvert de son horreur toute autre vision de l’événement 1418. Ces images, celles de la guerre industrielle et mécanique, se sont fixées, définitives, dans l’imaginaire occidental. Depuis Barbusse, Dorgelès et Abel Gance, une iconographie populaire s’est forgée résumant la Première Guerre Mondiale aux marais de la Somme et au carnage de Verdun.
Pourtant, on le sait peu, la presse de l’époque a su rendre compte d’autres faits, certes moins significatifs, peut-être plus anecdotiques et quotidiens, mais toujours spectaculaires ; au plus près de l’attente du lecteur. Le Miroir, cette revue qui à partir de 1912 prend la forme d’un hebdomadaire entièrement illustré par la photographie, va ainsi témoigner d’une réalité nouvelle de la guerre moderne ; l’internationalisation du conflit.

Extrait de Le Miroir, une revue photographique, François Cheval.

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